Publié par : iluvuree le : septembre 16, 2008
L’homme, dont le bateau a percuté une vedette de plaisance, a reconnu ne pas avoir respecté les limitations de vitesse en vigueur sur le fleuve.
Le pilote du « Besogne», le bateau-mouche qui est entré en collision samedi avec une vedette de plaisance à Paris, provoquant la mort de deux personnes, ne peut plus diriger de navires. L’homme qui a reconnu avoir enfreint, le soir du drame, les limitations de vitesse en vigueur sur le fleuve, a été mis en examen mardi soir pour «homicides et blessures involontaires», et placé sous une mesure de contrôle judiciaire qui lui interdit d’exercer son métier de pilote.
Agé de 40 ans, le pilote de «La Besogne» est également poursuivi pour «usage illicite de stupéfiant» pour avoir consommé de la résine de cannabis la veille de l’accident. Cependant, le second fait qui lui est reproché ne constitue pas une circonstance aggravante. Il n’a pas été établi que la consommation de cannabis ait eu une incidence sur son comportement de navigateur. Son copilote a, lui, été placé sous le statut de témoin assisté, une position intermédiaire entre celle de simple témoin et celle de mis en examen.
D’après les premiers éléments de l’enquête, «la Besogne» a violemment percuté par l’arrière, à une vitesse supérieure aux 12km/h réglementaires, la petite vedette de plaisance, causant une importante voie d’eau dans la coque de l’embarcation, qui avait été louée par quatre familles. Au cours de ce naufrage «instantané», deux des douze passagers, un homme de quarante-cinq ans et un petit garçon, avait été piégés à l’intérieur de la cabine et s’étaient noyés.
Le lieu de l’accident, le pont de l’Archevêché, dans le Ve arrondissement de la capitale, est un passage très dangereux, à sens unique, où les dépassements et demi-tours sont interdits.